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Initiation à la généalogie

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Il arrive un moment dans sa vie où l’on désire connaître l’historique de sa famille et  transmettre ces renseignements aux générations suivantes.

Souvent les parents les plus proches sont connus mais il est parfois difficile d’énumérer les enfants de certains membres de la famille. Les dates et lieux de naissance, mariage et décès sont le plus souvent inconnus. Il en est de même pour les professions exercées.

Afin de « trouver » ces renseignements, il faut procéder à des recherches « généalogiques ».

Comment procéder ?

1° étape

  1. Rassembler les documents en votre possession : photos ; carnets de mariage ; faire-part de naissance, de mariage et de décès ; articles de presse ou tout autres documents comme par exemple un acte notarié, un acte de succession, un acte de vente d’immeuble, etc… et bien entendu vos souvenirs personnels !
  2. Consulter les personnes de votre entourage et surtout les plus âgées (famille, voisins, amis et connaissances). Un nom, un lieu, un évènement pourront vous donner une indication sur un membre de votre famille.
  3. Les cimetières sont des lieux de mémoire très intéressants où l’on peut trouver une mine d’informations : dates de naissance et de décès ; liens de parenté.
  4. Consulter les avis nécrologiques des journaux peut vous renseigner sur des membres de votre famille (certaines bibliothèques conservent les journaux).

Après ces premières investigations vous pourrez commencer à établir un arbre généalogique. Cet arbre ne sera sans doute pas complet. Il vous faudra poursuivre vos recherches.

2° étape

La généalogie moderne fait appel aux ressources de l’internet et vous facilitera grandement la vie dans vos recherches. Il existe de nombreux sites gratuits ou payants (entièrement ou partiellement).

Un site particulièrement intéressant à utiliser est « geneanet.org ». Ce site permet non seulement de construire et de sauvegarder gratuitement votre arbre mais aussi de rechercher des renseignements sur des personnes de votre arbre qui ont fait l’objet  de recherches par d’autres généalogistes. Ce site francophone est très utilisé pour la France et la Belgique.

Il existe aussi des sites néerlandais, allemand, anglais, etc…( avec parfois la difficulté supplémentaire de la langue).

3° étape

Si vous avez obtenu des renseignements sur vos ancêtres, il vous faudra chercher la confirmation de ces renseignements au moyen d’actes authentiques (naissance, baptême, mariage, décès).

  1. Pour les actes de moins de 100 ans : il faut s’adresser à l’Administration communale pour obtenir une copie de l’acte (souvent payante). Vous pouvez obtenir une copie de l’acte uniquement pour vos ascendants (protection de la vie privée).
  2. Pour les actes de plus de 100 ans : Les Archives de l’Etat en Belgique et les Archives Départementales en France peuvent être consultées en ligne ou en se rendant dans les centres d’Archives des villes où sont stockées ces archives (un centre par province en Belgique : Liège, Namur, Bruxelles,…. ; un centre par département  en France). La consultation en ligne est gratuite en Belgique et en France (sauf pour certains départements français, comme le Calvados).

Pour les Archives de l’Etat en Belgique :   http:/search.arch.be

Pour les Archives départementales :  il suffit de taper : archives départementales avec le nom du département.

Suivre la procédure que les différents sites vous proposent et vous aurez accès aux différents actes de l’Etat Civil  et des Registres paroissiaux.

Registres Paroissiaux

Ils contiennent les actes de baptêmes, mariages et inhumations à partir de la fin du XVI° S ou début du XVII°S. L’établissement de ces registres est très variable d’une paroisse à l’autre. De plus, certains registres, parmi les plus anciens, ont disparus suite à des incendies, inondations, vols, négligences, guerres, etc…. Ces registres ont été établis jusqu’à la Révolution française (en France mais aussi en Belgique). En Belgique, dans certaines paroisses, ils sont parfois encore rédigés jusqu’au milieu du XIX°S. En France ils sont le plus souvent rédigés en français (avec une orthographe parfois différente de celle d’aujourd’hui). En Belgique le latin est de rigueur dans les paroisses wallonnes et flamandes). Les Registres ont parfois soufferts et ne sont pas toujours très lisibles. Il manque des pages ; les bords peuvent être rongés par l’humidité ou les souris ! L’écriture est parfois hésitante ; l’encre délavée ; l’orthographe fantaisiste ; le nom de famille d’une même personne peut varier d’un acte à l’autre ce qui vous posera des problèmes ; un même nom de famille et un même prénom indique parfois le père, le fils, l’oncle ou le cousin !

Registres de l’Etat Civil

Ils contiennent les actes de naissance, mariage et décès.
lls sont établis à partir du début des années 1800 par commune (en France et en Belgique). Ils sont plus complets que les Registres Paroissiaux et vous donneront souvent beaucoup de détails (notamment les actes de mariage). Le français est utilisé en France et en Belgique francophone. Le néerlandais est d’usage dans les communes du nord du pays mais aussi le français pendant la « période française » (qui s’achève en 1815).

Utilisation des Registres Paroissiaux et d’Etat Civil

Exemple de recherche : vous connaissez le nom et le prénom  de votre grand-père paternel, le lieu et la date de son mariage. Il suffit de compulser le Registre d’Etat civil de la commune pour l’année concernée pour découvrir l’acte de mariage de vos grands-parents paternels.

En lisant cet acte vous découvrirez les dates et lieux de naissances de vos grands parents ; leurs professions ; les noms et prénoms de leurs parents, peut- être leurs professions et lieux de résidence.  Les témoins qui ont  signé l’acte (ce sont peut-être des frères, sœurs, oncles, tantes….).
Prenez soin de noter les références des Registres, la période concernée, le numéro de la page de l’acte. Cela vous permettra de retrouver facilement l’acte pour en faire une lecture ultérieure.

Certaines recherches sont beaucoup plus ardues. Par exemple si vous ne connaissez pas la commune où la Paroisse ou l’acte a été rédigé. Il faut alors effectuer de multiples essais (par exemple en compulsant les registres des communes/paroisses voisines) ou en « passant » par les actes d’autres membres de la famille (dans les siècles passés les familles restaient souvent dans le même village et les enfants se mariaient soit dans leur village ou dans un village proche).
Dans les villes, il existe de nombreuses paroisses ce qui complique aussi les recherches (par exemple: 39 paroisses à Liège !).

L’aide des autres généalogistes

Vous pouvez consulter le site « geneanet.org » pour parfois découvrir qu’un autre généalogiste amateur a trouvé et publié sur ce site des renseignements sur une personne qui fait l’objet de vos recherches.  Il vous faudra cependant vérifier l’exactitude des renseignements trouvés (en retrouvant les actes dans les Registres des Archives).

Les contacts

Au fur et à mesure de l’établissement de votre arbre vous aurez certainement l’occasion d’établir des contacts avec d’autres « généalogistes », d’échanger ainsi vos renseignements et de peut-être communiquer avec de lointains « cousins » ou « cousines » qui ont un ancêtre commun avec vous.

La finalisation de votre arbre

Certaines « branches » de votre arbre ne pourront jamais être complétées entièrement car la disparition de certains registres ne vous permettra pas  de remonter dans le temps. Ce sera également le cas si vous ne parvenez pas à retrouver le lieu et la date de naissance d’un ancêtre. Vous pouvez vous limiter à chercher vos ancêtres portant votre nom mais vous pouvez aussi chercher les conjoints, les frères et sœurs de vos ancêtres et pourquoi pas les enfants de ceux-ci et leurs descendants ! Des centaines et même des milliers de personnes peuvent faire partie de votre arbre. Vous pouvez aussi chercher les personnes portant votre nom de famille tout en ne sachant pas si ces personnes sont liées à votre arbre.
Ne vous découragez pas et continuez vos recherches.

Bonnes investigations !

Jean BEULEN